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Samedi 23 Décembre 2006

Ma dernière trouvaille cette année: le couperet de Donald Westlake.

Gé-nial!

Pas vraiment un policier, mais un suspense, un roman noir.

L'histoire d'un homme dans la cinquantaine qui a perdu son emploi depuis deux ans. Il n'arrive pas à en trouver un autre et il se sent diminué. Il pense alors qu'il a trop de concurrence avec tous ces nouveaux chômeurs dans la même branche que lui.

Il crée alors une entreprise fictive. Il place une petite annonce pour chercher un employé ayant les mêmes qualifications que lui. Il reçoit des centaines de CV qu'il décortique. Il sélectionne les six plus intéressants, ceux qu'un éventuel employeur pourrait faire passer avant le sien et il décide.... d'éliminer les six postulants en question...

On est plongé dans une horreur froide et logique du début à la fin. On se demande à chaque page qui ou quoi va l'arrêter. Et, pendant ce temps, lui nous raconte pourquoi il fait ça et c'est si sensé!

Un roman qui fait froid dans le dos, mais de ces romans que l'on n'a pas envie de lâcher avant de connaître la fin.

Vendredi 20 Octobre 2006

Le lumineux destin d'Alexandra David-Néel.

Voilà un livre que je ne pensais pas lire. Je ne suis pas très «biographie». D'ailleurs, pour commencer, l'écriture de l'auteur Jean Chalon n'est pas terrible dans ce livre. Un ouvrage de plus de 500 pages où certaines répétitions et certaines précisions saugrenues auraient pu être évitées. C'est mon avis, même si je sais que certains sont friands de détails inutiles, pensant ainsi connaître l'intimité du personnage dont il est question.

En dehors de ça, le «destin» de cette femme est hors du commun. Cela dit, quelle emmerdeuse si l'on en croit ce livre! Capricieuse, ingrate, bornée, orgueilleuse et égoïste au possible; voilà pour les défauts.

Mais courageuse, studieuse, intelligente et femme d'affaires avant tout, voilà pour les qualités.

Pour moi qui pensait découvrir plein de choses sur le bouddhisme, j'ai mal choisi mon livre. Ce bouquin est un hommage de fan, guère plus. Interessant pour se faire une idée du personnage. Mais, comme toute biographie, il vaudrait mieux en lire plusieurs pour se faire une idée plus juste.

Enfin, je tiens à préciser un point que j'ai trouvé efficace et plaisant: les nombreuses interventions de textes écrits de la main même de madame David-Néel, cette grande épistolière. Même si, encore une fois, il faudrait remettre ces écrits dans leur contexte pour avoir une notion plus juste de ce que leur auteur voulait dire.

Vendredi 06 Octobre 2006

Voilà donc un livre terminé. Dans la main du diable d'Anne-Marie Garat.

C'est un bon roman. L'écriture est exceptionnelle et c'est si dur de commencer un autre livre après avoir lu 900 pages de littérature pure!

 Gabrielle est issue d'une famille princière hongroise en exil en France. Elle vit chez sa tante dont le fils est parti depuis plus de cinq ans et dont elles n'ont plus de nouvelles. Gabrielle est en adoration devant Endre. Lorsqu'elles aprennent sa mort, Gabrielle ne peut se résoudre à le laisser partir définitivement sans savoir. Savoir où il était, pourquoi il y était, qu'est-ce qu'il y faisait, de quoi est-il mort, dans quelles conditions?

 Pour répondre à toutes ces questions et pour donner une chance à son deuil, la voilà qui joue les espions dans une riche famille parisienne qui comprend la dernière personne qui aurait vu Endre vivant. Elle est engagée comme institutrice de Millie.

 Alors l'intrigue se déroule, sous la menace imminente du déclenchement de la première guerre mondiale, puisque le roman débute à l'été 1913 et s'étale sur un an.

 Un roman lent par moment, plein de rebondissement à d'autres, intéressant de par l'histoire. Mais il faut être bon lecteur à mon avis pour s'y plonger. Le langage est soutenu, et c'est bien ce qui fait tenir par moment: la belle écriture.

Samedi 19 Août 2006

  Etant du genre à trouver que les méthodes d'enseignement de nos écoles sont complètement à revoir. Etant convaincue qu'un enfant né gentil et talentueux. Sachant à quel point cette gentillesse et ces talents peuvent s'effacer rapidement face à des adultes incompréhensifs. Compte tenu de tout ceci, je veux intensément vous parler du livre suivant:

Totto-Chan, la petite fille à la fenêtre de Tetsuko Kuroyanagi.

Je viens de le finir et j'en ressort avec le coeur qui bat. Enfant, nous aurions tous voulu rencontrer quelqu'un comme M. Kobayashi. Un homme qui, j'espère, sera un exemple. Un homme qui a créé une école primaire totalement dans le sens des enfants qui y étaient éduqués. Une école qui dérangerait bien des adultes mais qui a sans doute aidé à voir éclore des personnalités douces et étonnantes. Car ce roman raconte une histoire vraie.

 Totto-Chan se fait renvoyer dès ses premiers jours en première année d'école primaire au Japon. Elle n'est pas "gentille", elle fait tourner son institutrice en bourrique! La mère de Totto-Chan trouve alors une école où, croit-elle, sa fille sera mieux écoutée. Et c'est exactement ce qu'elle a trouvé avec l'école Tomoe, dirigée par M. Kobayashi. Ce directeur qui dit à ses enseignants: "Ne transformez pas les enfants pour qu'ils entrent dans un moule"(...)"Laissez-les s'épanouir naturellement. Leurs rêves dépassent les limites de vos projets éducatifs". Et encore: " Chaque enfant vient au monde avec une nature foncièrement bonne qui, avec le temps, peut se dégrader en fonction de son environnement et de l'influence des adultes de son entourage. Il faut donc trouver cette 'bonne nature' et la cultiver au plus vite pour faire d'un enfant un individu à part entière".

 Voilà donc un homme qui a suivi ses convictions à la lettre, qui a étudié au Japon et en Europe d'autres façons d'éduquer des enfants et qui les a appliquées dans sa propre école.

 Alors Totto-Chan arrive dans cette école. Elle y découvre "un enseignement libre qui respecte la personnalité des enfants. Les matinées sont consacrées à l'étude (où chaque enfant commence par la matière qu'il veut), et les après-midi,aux balades, au dessin, aux histoires ou au chant". Sans qu'ils s'en aperçoivent, les enfants de Tomoe, et Totto-Chan en particulier, apprennent à se faire confiance, à s'entraider, à ne pas juger, à continuer à rêver, tout en apprenant toutes sortes de choses que l'on enseigne dans toute école.

 Vraiment un livre exceptionnel! A mettre surtout dans les mains de toute nouvelle maman!

Dimanche 13 Août 2006

 Journée sentiments aujourd'hui puisque je propose un autre livre rempli d'amour: ensemble c'est tout d'Anna Gavalda.

 J'avais lu quelque part une critique qui disait que lire du Anna Gavalda, c'était comme de manger un gâteau au chocolat: cela se mange sans faim. C'est ce qui m'avait donné envie d'essayer...et c'est bien l'effet que cela m'a fait.

 Quatre personnages principaux qui ne se connaissent pas vraiment. Trois jeunes personnes et une grand-mère. Quatre personnes qui ont le coeur un peu trop lourd et qui ne souhaite qu'une seule chose: vivre en paix, voire heureux. Quatre personnes qui vont être obligées de cohabiter et donc d'apprendre à se connaître. Et c'est là que va résider leur bonheur...

 Un roman où j'ai ri aux éclats, où j'ai pleuré, où j'ai espéré... un concentré de plaisir pur! A mettre entre toutes les mains, masculines et féminines, et, en particulier, dans les mains reliées à un coeur triste.

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